C’est une affirmation claire de la présence française dans le Pacifique : après le Brexit, la France est le seul pays européen dans cette zone. Non seulement, elle y est par sa ZEE, réelle puissance, mais également grâce à ce traité elle affirme sa volonté de présence sur l’espace maritime autour duquel l’essentiel de l’économie mondiale se développe.

L’ambassadrice et secrétaire permanente de la France pour le Pacifique Sud, Marine de Carné de Trécesson, s’est montrée très enthousiaste quant à la signature de ce partenariat.

En effet, la représentante permanente auprès de la Communauté du Pacifique et du Programme régional océanien pour l’environnement s’est adressée aux députés : “Le partenariat pluriannuel de coopération entre la France et la Communauté du Pacifique (CPS) a été signé à distance le 28 janvier par le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian, et le Directeur général de la CPS, M. Stuart Minchin.

Cette déclaration vient renforcer les relations établies depuis 74 ans entre la France, membre fondateur de la CPS, et la plus importante organisation technique et scientifique intergouvernementale du Pacifique, forte de 26 membres, dont les 3 collectivités françaises, qui bénéficient des programmes et du soutien de la CPS. Basée à Nouméa, la CPS est d’ailleurs l’unique organisation internationale établie dans un territoire ultramarin français. Son caractère bilingue constitue un instrument de rayonnement pour la francophonie, ainsi que pour l’intégration de la Nouvelle-Calédonie dans son environnement océanien.

Ce nouveau cadre permettra de renforcer notre action commune et multilatérale, dans quatre domaines prioritaires que sont la santé publique, le changement climatique, l’océan et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que de promouvoir nos valeurs communes, dont l’égalité entre les femmes et les hommes. Il bénéficie de la mobilisation de l’expertise française dans le Pacifique (organismes basés sur nos territoires, tels les Instituts Pasteur et Louis Malardé, l’IRD, le CIRAD, le CRIOBE sur les coraux..).

S’agissant de la priorité en termes de santé, la CPS a été le canal privilégié de notre aide aux pays du Pacifique dans la lutte contre le COVID 19, avec l’octroi d’une subvention de 2 M€ de l’AFD au réseau océanien de surveillance de la santé publique. Elle le sera également pour notre assistance dans la campagne de vaccination des Etats du Pacifique, à laquelle nous travaillons avec nos partenaires dans la région.

En matière de climat et de biodiversité, l’Initiative « Kiwa », initiative multi-bailleurs pour l’adaptation au changement climatique et la préservation de la biodiversité, pilotée par l’Agence Française de Développement et dotée de 35 M € – dont 13 M € par la France et 14 M € par l’Union européenne – est une illustration récente de cette action multilatérale. Une convention de financement confirmant la CPS comme l’un des opérateurs majeurs de cette initiative a été signée et un poste d’assistant technique vient d’être pourvu en son sein pour soutenir  la mise en œuvre des projets.

En outre, le mandat de l’AFD qui était jusqu’à présent limité à la coopération régionale en matière de biodiversité et d’adaptation au changement climatique vient d’être élargi à l’atténuation, ce qui ouvre de nouvelles perspectives à son intervention en soutien à la coopération française dans le Pacifique.

Enfin, l’objectif pour cette année est de mettre à disposition des experts sur les deux autres priorités identifiées, que sont  l’océan et la gestion durable des ressources naturelles, où nous disposons d’un savoir-faire reconnu.

Afin de promouvoir les coopérations qui découlent de ce partenariat, un plan de communication est en cours de définition, l’objectif étant de donner une meilleure visibilité de l’action de la France auprès de la CPS et de faire mieux connaître en métropole les enjeux du Pacifique et le rôle de la CPS.

Nous vous tiendrons donc régulièrement informés des actions entreprises au titre de ce partenariat renforcé, qui traduit la volonté de la France, unique Etat-membre de l’UE dans le Pacifique, de poursuivre son engagement au côté des acteurs océaniens pour répondre aux défis de cette région, dans le cadre de sa stratégie indopacifique.”

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