La situation fragile de l’Agence de Santé de Wallis-et-Futuna

Depuis les débuts de ses mandats à l’assemblée territoriale, ou en tant que député de Wallis-et-Futuna, Sylvain Brial a toujours été attentif à la situation de l’Agence de Santé du “Fénua”.

Celle-ci a récemment fait l’objet d’une étude approfondie par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de la loi finances pour 2021. 

Mme Jeanine Dubié, collègue de Sylvain Brial au sein du groupe Libertés et Territoires, est la rapporteure de l’avis concernant le projet de loi de financement pour la mission santé pour 2021.

L’agence de santé de Wallis-et-Futuna voit le jour avec l’ordonnance du 13 janvier 2000 et le décret du 15 novembre 2001. Sa mise en place a ainsi acté la perpétuation du principe de gratuité des soins pour les habitants de Wallis-et-Futuna. 

L’organisme tient différents rôles, est à la responsabilité de la prévention, est responsable du pilotage et de la veille sanitaire mais est aussi l’unique opérateur de santé du “fénua”. De ce fait, l’agence fait à la fois office d’hôpital, de médecine de ville, de pharmacie mais également de protection maternelle et infantile.

L’agence de Santé se compose ainsi de 5 sites : l’hôpital de Sia à Wallis, l’hôpital de Kaleveleve à Futuna et les trois dispensaires de Hahake, Hihifo et Mua à Wallis.

Pour l’élaboration de ce rapport, Jeanine Dubié a interrogé de nombreux médecins ainsi que le directeur de l’agence afin de souligner ses besoins. Celle-ci requiert de nombreux moyens matériels, mais aussi humains.

En effet, la rapporteure souligne que l’agence ne compte aucun pédiatre, cardiologue, cancérologue et ophtalmologiste. Le directeur de l’agence explique qu’il se trouve confronté à des difficultés de recrutement assez importantes : le territoire demeure peu attractif pour les médecins de la métropole en raison de son isolement et de son manque d’infrastructures.

Jeanine Dubié est également entrée en communication avec l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et le Contrôle Général Économique et Financier (CGEFI). Ces échanges ont fait état d’un constat alarmant. L’agence de santé est sous-dotée et souffre d’un manque d’investissement flagrant. Les locaux sont vétustes, les règles de sécurité élémentaire ne sont pas respectées, les hôpitaux connaissent des difficultés en matière d’approvisionnement de médicaments.

Le rapport mentionne la situation de fragilité dans laquelle se trouve l’agence de santé de Wallis-et-Futuna et alerte quant à la vulnérabilité de la population.

 

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