Toujours en rééducation, le député suit avec attention la crise du virus. Le décès de sa jeune compatriote, particulièrement douloureux, montre la gravité de la pandémie, même si heureusement le fénua a été épargné grâce à son isolement.
Il faut éviter absolument que le corona virus ne pénètre sur nos îles.
Le député est régulièrement intervenu auprès des autorités sur le sujet. En commission spéciale les représentants de son groupe ont insisté pour obtenir du gouvernement que les contraintes puissent demeurer d’initiatives locales à l’image de ce que demande les élus Corse.


Monsieur le Préfet,

Je souhaite intervenir dans le cadre du suivi de la situation de nos compatriotes bloqués hors du territoire et qui souhaitent rejoindre le Fenua.

Il est heureux que vous ayez réussi à nous préserver du virus.
Vous êtes en discussion avec la société Ponant pour un retour à bord du Lapérouse d’une majorité d’entre eux, qui aurait l’avantage de réaliser par un voyage allongé la quatorzaine de rigueur.

Je veux remercier les dirigeants et l’équipage du Lapérouse.

Je souhaite vous demander également la possibilité qu’une deuxième rotation envisagée, puisse être coordonnée avec le retour de mes compatriotes bloqués en métropole, ce qui permettrait de gager sur les quatorzaines imposées. Je pense spécialement aux étudiants, qui sont de plus très handicapés par les conséquences financières de la crise.

En vous remerciant de la suite que vous donnerez à cette demande, je vous assure monsieur le Préfet de toute ma considération.

Pour Sylvain Brial
Député
Olivier Castel

Bonjour Monsieur,

Le Territoire des îles Wallis et Futuna est effectivement resté épargné de la pandémie jusqu’à ce jour, notamment grâce à un travail mené de manière intensive en lien quotidien avec les représentants des parlementaires, dont votre collaboratrice, les élus locaux et les Chefs coutumiers.

Nous sommes depuis quelques semaines déjà très actifs sur le volet du retour des résidents wallisiens et futuniens sur leur territoire. Comme vous le notez, c’est en ce sens que je suis entré en rapport avec la Compagnie du Ponant pour organiser deux « quatorzaines flottantes » qui doivent permettre normalement le rapatriements d’environ 200 personnes, au premier rang desquelles figurent les retours d’EVASAN.
Le retour doit aussi continuer de se faire par avion, avec de plus petits contingents, compte tenu à la fois des règles de distanciation physique dans les appareils et des capacités d’accueil du « sas » de confinement local, l’hôtel Moana Hou, actuellement seul établissement à remplir les conditions pour assurer l’étanchéité d’un confinement strict.

Pour autant, comme vous le soulignez, d’autres résidents sont bloqués en métropole et souhaitent rentrer à Wallis et Futuna.
J’ai anticipé la problématique en demandant au service des Œuvres scolaires et de la vie de l’étudiant de réaliser un recensement des étudiants et lycéens séjournant actuellement  en métropole. 178 jeunes y sont scolarisés :

  • 135 dans l’enseignement supérieur
  • 43 dans l’enseignement secondaire

A ce jour, aucune demande de rapatriement n’a été formulée auprès du service.
7 billets ont été délivrés pour des voyages retour « courants ». Ceux qui devaient revenir en mai ont annulé leur voyage. Seuls les trajets prévus en juin et juillet demeurent.
J’ajoute qu’une très grande partie des parents a déjà signalé que leurs enfants ne rentreraient pas cette année.
En tout état de cause, je puis vous assurer que la problématique des jeunes scolarisés en métropole est suivie de près par mes services.

D’autres résidents, originaires du territoire, mais aussi agents publics en mission ou en vacances, doivent également être rapatriés.
Les délais pour organiser une parfaite correspondance entre les vols vers Nouméa et le « sas de quatorzaine flottant », me paraissent particulièrement contraints eu égard au très faible nombre de vols et à la complexité du recensement à opérer – complexité déjà éprouvée pour organiser le retour des résidents bloqués en Nouvelle-Calédonie.
Il convient néanmoins de considérer que l’opération menée avec la Compagnie du Ponant devrait permettre de très fortement diminuer le nombre des personnes ainsi bloquées. Après ces premières vagues de rapatriement, il sera beaucoup plus aisé d’organiser le retour des personnes restées en métropole qui n’auront plus à « attendre leur tour » à Nouméa.

J’ajoute, enfin, que je suis très attentif au projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire, dont la version actuelle prévoit qu’il n’y aura plus de mise en quarantaine systématique que pour les personnes ayant séjourné en zone où le virus circule et qui sont elles-mêmes atteintes du COVID-19.
Les conséquences d’un vote de cette loi en ces termes seront à évaluer au niveau local, voire régional (territoires du Pacifique), mais pourraient avoir un impact sur le rythme des rapatriements.

Nous saurons, en tout état de cause, nous adapter aux évolutions législatives en cours et veillerons à assurer un retour aussi tôt que possible et dans les conditions sanitaires appropriées, pour tous les wallisiens et futuniens bloqués en métropole.

Bien à vous,

Monsieur le Préfet,

Je vous remercie tout spécialement pour ces éléments.
Je crois en effet que Wallis et plus encore Futuna n’ont pas les moyens de faire face au virus si il devait arriver sur le territoire.
Je prête la plus grande attention au débat de demain et spécialement aux conséquences pour notre territoire des mesures autorisées. La discussion se déroule à l’instant en commission.

J’ai demandé au représentant de mon groupe d’être très vigilant afin que le territoire puisse prendre les mesures qui font consensus.

Avec mes remerciements je vous assure, monsieur le Préfet de toute ma considération.

Pour Sylvain Brial
P.o Olivier Castel.